Véhicules professionnels : les meilleurs choix

Renault fait ses gammes

Au Mondial de l’automobile de Paris qui se tient du 1er au 16 octobre Porte de Versailles, une visite s’impose : celle du stand Renault. Le constructeur au losange a en effet mis les bouchées double, voire triple ou quadruple depuis quinze mois pour renouveler ses gammes. Kadjar, Espace, Talisman, Megane, Koleos, Scenic ont suivi de peu le renouvellement de la Clio qui s’est elle aussi offert ce printemps 2016 un petit « relooking avant » très réussi. Et ce n’est pas fini : Renault veut maintenant nous surprendre avec en débarquant sur le marché des pick-up. Après l’Amérique du sud, l’Alaskan devrait arriver en Europe.

 

A l’essai des derniers modèles proposés par Renault, il y a plusieurs constantes. Ils progressent tous en qualité. Certes les débuts de l’espace notamment, n’ont pas été sans problème, mais dans l’ensemble, on constate que la fabrication n’a plus rien à envier à la concurrence allemande (qui, elle, est peut-être globalement légèrement en baisse à l’exception des très hauts de gamme), les matériaux, à l’intérieur de l’habitacle, sont plaisants à l’œil et les finitions sont de très bonne facture. Du côté des motorisations, le constructeur au losange n’a rien perdu de son savoir-faire et le comportement dynamique de chacun des modèles confine à l’excellence. Dès les entrées de gamme, l’équipement de sécurité de confort est à bon niveau. Si l’on doit avoir quelques interrogations sur la politique de Renault, ce n’est pas lorsqu’on examine à la loupe les rapports prix/prestations ou prix/équipements qui sont le plus souvent très bien placés, mais lorsqu’on considère les TCO. Ces derniers se devraient d’être la référence sur le segment de chaque véhicule considéré et ce n’est pas toujours le cas. La différence se fait sur les VR qui, pour quelques champions d’outre-Rhin, est quasiment « hors norme ».

 

 

images\Renault_73185_global_fr.jpg ® Stéphane Foulon

 

Talisman, un véhicule d’abord statutaire

La Renault Talisman est déclinée en deux versions : une berline cinq portes, cinq (grandes) places et un break (Estate). Sans doute manque-t-il d’un moteur (essence) plus puissant (et pourquoi pas un V6) pour qu’elle puisse s’installer véritablement sur le segment des très hauts de gamme, celui des BMW, Audi, Mercedes, Lexus, etc. Mais est-ce là véritablement sa « mission » ? Elle vient en tous les cas concurrencer les grandes routières et pour tout dire fait aussi bien qu’elles sur tous les plans et même mieux que beaucoup d’entre elles dans le domaine du confort. Pour ce qui est des mécaniques, on retient le 1.5 dCi 130 ch pour son équilibre (presque) parfait, le dCi 110 ch pour ses consommations et ses émissions de CO2 (95-97 g/km) et le dCi 160 ch Energy couplé à la boîte EDC (double embrayage) pour le plaisir de conduire, le « velouté ». Les tenants de l’essence pourront choisir le 1.6 TCE 200 ch Energy (toujours avec la boîte EDC) qui n’échappe pas au malus (130g de CO2/km) ou le 1.6 TCE 150 ch, écologiquement plus raisonnable mais qui doit être « bousculé » pour être agréable sur les longs parcours. Il faut, dans tous les cas,  adopter le châssis à 4 roues directrices (4 Control) qui est disponible en série ou en option selon les modèles. Quelle efficacité sur route sinueuse comme en ville où la Talisman se fait aussi maniable qu’une berline compacte. C’est franchement « top » et cela d’autant plus qu’on a plusieurs modes de conduite (confort, sport, etc.) pour ajuster à son humeur et au type de trajets les suspensions pilotées. On notera enfin que la Talisman n’a pas d’équivalent sur son segment pour ce qui est du rapport prix/équipements. Elle est richement dotée quelle que soit la finition et généralement bien plus même que les modèles des autres constructeurs. Ici Renault fait la course en tête et il faut le souligner.

 

images\Renault_67381_global_fr.jpg

® Anthony Bernier

 

Une autre Espace

L’Espace de 5e génération n’est plus aussi « magique » et est bien moins révolutionnaire que son « ancêtre » des années 1980. Il n’empêche qu’elle est plus d’un tour dans son habitacle pour séduire aussi bien les utilisateurs en quête de confort et de volume que les familles nombreuses puisqu’elle existe en version 7 places. Les premières séries ont connu quelques problèmes qu’il faut oublier : elle est désormais, dans tous les domaines, largement à la hauteur de la concurrence. Elle a de plus un style, on a envie d’écrire une « carrure », qui en fait un véhicule statutaire. Elle peut sans nul doute se mesurer aux SUV des marques « Premium ». Comme eux, elles offrent une bonne modularité — on est quand même assez loin de celle du grand monospace d’antan —, comme eux, elle est équipée au meilleur niveau et comme eux, elle joue à fond la carte du véhicule connectée. Le moteur dCi 130 ch réalise un bon équilibre poids/puissance et un rapport prix/performances raisonnable. Il est associé à une boîte mécanique à 6 rapports de bonne composition. Les consommations restent limitées (autour de 7,5 l/100 km) ce qui, compte-tenu de l’encombrement du véhicule, est plutôt une agréable surprise. Autre choix, le dCi 160 ch fait bonne figure. Il n’est proposé qu’avec une boîte automatique à double embrayage EDC qui est ici moins à l’aise que celle dont est dotée la nouvelle Mégane. Dans tous les cas, l’Espace fait preuve d’un comportement dynamique remarquable et on sent toujours parfaitement en sécurité quels que soient le profil de la route et les conditions météorologiques.

 


images\Renault_73865_global_fr.jpg® Yannick Brossard

 

Une étonnante nouvelle Mégane

La plus étonnante de dernières Renault est, à nos yeux, la Mégane. Nous ne devrions pas dire (ni écrire) qu’à plus de 140 km/h de moyenne, de nuit sur l’autoroute entre Paris et La Rochelle, nous n’avons consommé que 5,9 aux 100 km avec une version berline dCi 110 ch boîte automatique à 6 rapports EDC. C’est remarquable. Les jours suivants, nous n‘avons pas été déçus : notre chemin nous a d’abord amenés à faire un petit tour sur l’île de Ré et à être confrontés à de gros embouteillages sur le pont en fin de matinée, à revenir vers La Rochelle dans la nuit et, le lendemain matin, à gagner Mortagne-sur-Gironde en empruntant les petites routes qui descendent vers le sud en passant par Fouras et Rochefort avant de rejoindre Paris par l’autoroute, mais de jour cette fois et en respectant (scrupuleusement !) les limitations de vitesse. L’ordinateur de bord indiquait une moyenne de 5,1 l aux 100 km. Il y a là de quoi réjouir les gestionnaires de flotte et les financeurs qui cherchent toujours et encore à réduire le coût du parc automobile de leurs entreprises. A ces performances énergiques, la nouvelle Mégane ajoute un excellent confort, un équipement de sécurité qui ne souffre d’aucune critique et qui valle à cette petite familiale 5 étoiles Euro-NCAP. Elle s’affiche aussi à des prix bien dans le marché ce qui n’est pas négligeable. Quand on sait de plus que cette nouvelle Mégane est donnée pour 95 g de CO2 au km, on se dit qu’elle est, sur son segment, l’une des berlines des plus compétitives. Si un collaborateur souhaite un break, il existe une Mégane Estate (qui fait tout aussi bien) et même une Mégane Estate GT placée sous le signe de Renault Sport. C'est tout dire.

 

images\Renault_80281_global_fr.jpg® Anthony Bernier

 

Au vu de nos derniers essais et en attendant ceux du nouveau Scénic (très prometteur), Renault a appris, beaucoup appris au cours des dernières années. On peut se dire que ses collaborations au sein de l’Alliance avec Nissan et Infiniti lui ont été particulièrement profitables. On ne saurait également oublier ce que les ingénieurs de Mercedes-Benz nous confiaient à l’occasion de la sortie, au printemps 2012, du Citan, le « clone » à l’étoile à cinq branches du Kangoo : « Renault nous apporte un savoir-faire inestimablesen matière de petites motorisations, nous allons sans doute leur permettre de progresser en matière de qualité de fabrication et de finitions et par conséquent de fiabilité ». Leur diagnostic était sûr et c’est effectivement ce qui se passe. C'est tout à l'honneur de la marque au losange qui a toujours fait de l'innovation l'une de ses priorités.

 

images\Renault_80863_global_fr.jpg            Renault jouait déjà, en 1937, la carte de l'électrique avec ce taxi Celtaquatre



19/09/2016
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